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imeetzu gratuit

Bien tard je t’ai aimee, o beaute si ancienne et si nouvelle, bien tard je t’ai aimee !

Bien tard je t’ai aimee, o beaute si ancienne et si nouvelle, bien tard je t’ai aimee !

Et voila que tu etais au-dedans, ainsi, moi au-dehorset c’est la que je te cherchais,et sur la grace des choses que tu as faites,pauvre disgracie, J’me ruais !

Tu etais avec moi et je n’etais jamais avec toi ;elles me retenaient loin de toi, ces trucs qui pourtant,si elles n’existaient pas en toi, n’existeraient jamais !

Tu as appele, tu as crie et tu as brise la surdite ;tu as brille, tu as resplendi et tu as dissipe la cecite ;tu as embaume, j’ai respire et haletant j’aspire a toi ;j’ai goute, et j’ai faim et j’ai soif ;tu m’as touche et je me suis enflamme Afin de ta paix.

Quand j’aurai adhere a toi de bien moi-meme,nulle part il n’y aura pour moi douleur et labeur,et vivante sera ma vie toute pleine de toi.Mais maintenant, puisque tu alleges celui que tu remplis,n’etant nullement rempli de toi j’habite un poids pour moi.Il y a lutte entre mes joies dignes de larmeset des tristesses dignes de joie ;et de quel cote se tient la victoire, je ne sais.Il y a lutte entre les tristesses mauvaiseset des bonnes joies ;et de quel cote se tient la victoire, je ne sais.

Ah ! malheureux ! Seigneur, aie pitie de moi.Ah ! malheureux ! voila les blessures, je ne les cache gui?re :tu es medecin, je suis malade ;tu es misericorde, j’suis misere.N’est-elle jamais une epreuve, la vie humaine dans la terre ?